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Publié le 27.04.2026
Les savoir-faire d'ERDM mis en avant dans la presse
Les savoir-faire d'ERDM mis en avant dans le numéro 1442 d'Avril 2026 du magazine Process Alimentaire.
« ERDM motorise le désossage des bovins
La ligne allège le travail des opérateurs
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont une des premières causes d’arrêt de travail dans les usines d’abattage et de transformation des produits carnés. C’est pour répondre à cette problématique qu’ERDM a été sollicitée par un abattoir de bovins pour concevoir une ligne de désossage électrique. L’entreprise normande, spécialisée dans le cintrage et l’usinage, avait toutes les ressources pour concevoir des machines sur mesure. Celle-ci pourrait révolutionner le travail des carcasses de bovins. La ligne tourne depuis six mois sur deux équipes. Bilan : une amélioration du confort de travail, une réduction des pertes matière et un niveau sonore divisé par deux. La ligne est plus souple et rapide que son équivalent hydraulique, au fonctionnement saccadé.
Une première pour le fournisseur
C’est une première pour ERDM dans l’agroalimentaire.
« Nous ne connaissions pas le travail de la viande, et les opérateurs ne connaissaient pas notre univers. Ces derniers ont émis leurs besoins, nous les avons traduits en solutions techniques et automatisées. La plus grande difficulté a été de déterminer le bon cycle opérateur. C’était une collaboration très intéressante pour notre entreprise », souligne Stéphane Anquetil, dirigeant d’ERDM.
La ligne de désossage électrique facilite le désossage des quartiers avant et arrière de bovins.
Une réduction du bruit
Aujourd’hui, les opérateurs disposent de plateformes de travail personnalisées avec des tables suspendues motorisées qui facilitent la dépose des quartiers. Toutes les actions sont accompagnées, soutenues. Chaque opérateur a son programme de découpe en fonction de sa taille et de sa gestuelle (gaucher ou droitier), avec un badge qui lui est attribué. Il ne force pas ce qui réduit le risque de TMS. Le choix d’axes motorisés (en moteur Brushless) a permis de réduire le bruit, donc la fatigue auditive des opérateurs, et les risques de fuites d’huiles liés à l’ancien système hydraulique. La ligne peut accepter autant de postes de travail et autant de programmes de découpe que souhaité. Elle s’implante aisément dans un environnement restreint et bas de plafonds.
Moins d’efforts pour les opérateurs
Les quartiers de viande sortent du frigo par des rails fixés au plafond. L’usine étant sur plusieurs niveaux, des ascenseurs les font descendre jusque dans l’atelier de découpe. Quand l’opérateur reçoit un quartier, il lance un cycle machine grâce au passage de son gant en maille devant un capteur. La berce (table suspendue) se met en position pour soutenir le quartier, avec une inclinaison qui offre à l’opérateur le meilleur positionnement possible pour qu’il le découpe sans effort. Chacune des tables a un cycle différent (une quarantaine de secondes en moyenne) selon la partie du quartier désossée.
Chaque programme de découpe est personnalisé en fonction de la taille et de la gestuelle de l’opérateur. »
Propos recueillis par Maria Guillon, issu du magazine Process Alimentaire, n°1442 – avril 2026.